L'instant d'après se déroulait une autre scène. J'étais un jeune homme d'une vingtaine d'années, le prince Yan. Fin, de taille moyenne. J'avais des cheveux d'un violet foncé; des mèches retombaient sur le coté droit de mon visage, le reste de mes cheveux était coiffé en un chignon bas et serré. Sur mon front, j'avais comme une fine couronne incrustée de pierres précieuses. J'avais, attaché contre ma jambe, une dague. A mes cotés se trouvait Yaelle, ma jeune s½ur. Nous étions sur un vaisseau de l'armée (un dirigeable en réalité). Mon père, le roi, m'avait donné le commandement d'une flotte. Yaelle avait tenue à m'accompagner. On ne se quittait jamais depuis ce jour dans la grotte de surbrillance.
Les vaisseaux ennemis sont apparus et se dirigèrent à toute vitesse vers nous. Si vite qu'ils sont passés sans que nous ne réagissions et qu'ils pût enlever Yaelle sans qu'on les en empêche. J'ai ordonné qu'on lâche les traceurs (:des plus petits dirigeables, plus rapide, avec un équipage restreint) à leur poursuite. Il y avait de petites poignet sur le ballon et je m'y suis accrochée contre l'avis du général-pilote qui trouvait cela dangereux. Comme pour lui donner raison, une man½uvre un peu brusque me fit lâché prise et je tombai dans la mer claire. Presque aussitôt, je fus repêché par un bateau qui m'emmena chez le bras droit de l'émir noir notre ennemi juré. Celui-ci, indifférent d'avoir face à lui une personne d'importance pouvant servir pour faire pression, me fit jeter aux oubliettes. Une femme, habillée tout de noir, venait souvent me voir, me tenant au courant de la vie extérieure: la flotte de l'émir noir était en partie détruite, Yaelle était sauvée, on me croyait mort mais on refusait de me faire une sépulture sans avoir retrouvé mon corps qu'on pensait au fond de la mer.
Finalement, un jour, le palais du bras droit de l'émir noir fut pris d'assaut par les troupes du roi. Le général qui avait été présent lors de ma chute me trouva, assis au centre de ma cellule, le regard éteint. Sans doute parce que c'est à cet instant que... I woke up.




